Culture

 

L'Union européenne et la Culture

L'Union européenne s'est constituée sur des fondementsavant tout économiques et ce n'est que très progressivement que l'UE s'est dotée d'une coopération et politique culturelle.

Les actions de l'UE dans le domaine de la culture consistent notamment à préserver et à partager le patrimoine culturel de l'Europe, (langues, littérature, théâtre, cinéma, danse, radio, arts, architecture, artisanat, etc.) afin de le rendre accessible et de promouvoir la richesse et la diversité de l’Europe.

L'UE soutient également les secteurs de la culture et de la création en:

- aidant à mettre en œuvre des programmes qui exploitent au mieux le marché de l'UE et les techniques numériques;

- apportant un financement;

- contribuant à des projets de recherche;

- favorisant la coopération avec des partenaires à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE.

 

Un grand nombre de politiques européennes ont un rapport avec la culture: l'éducation (y compris l'apprentissage des langues), la recherche scientifique, les technologies de l'information et de la communication, la politique sociale et le développement régional.

Ainsi, dans le cadre de sa politique régionale, l'UE participe au financement d’écoles de musique, de salles de concert et de studios d'enregistrement. Elle a également financé la restauration de théâtres prestigieux, comme le Teatro del Liceu à Barcelone et La Fenice à Venise, endommagés par un incendie dans les années 1990.

Avec un budget de € 1,46 milliards d’euros pour les sept prochaines années, le programme « Europe créative » donnera un nouvel élan aux secteurs culturels et créatifs, qui sont une source importante d'emplois et de croissance.

L'autre projet phare, mené par la commission Culture, est Erasmus+ qui vise à renforcer les compétences et l'employabilité, ainsi qu'à moderniser l’éducation, la formation et le travail des jeunes. Ce programme, d'une durée de sept ans, sera doté d'un budget de 14,7 milliards d'euros.

Erasmus+ offrira à plus de 4 millions d'Européens la possibilité d'étudier, de se former, d'acquérir une expérience professionnelle ou de travailler comme bénévoles à l'étranger.

Erasmus+ financera des partenariats transnationaux entre des établissements et organisations d'enseignement, de formation et de jeunesse afin de favoriser la coopération et de jeter un pont entre le monde de l'enseignement et celui du travail, et de combler ainsi les lacunes actuelles en matière de compétences en Europe.

 

 

La commission Culture

La commission Culture et Education  est compétente sur les aspects culturels de l’UE (amélioration de l’accès et de la diffusion de la culture, protection de la diversité culturelle de l’Union, sauvegarde du patrimoine culturelle européen) , sur les question d’éducation (école, enseignement supérieur et apprentissage tout au long de la vie) mais également sur les politiques liés à la jeunesse, au sport ou encore à la politique de l’information et des médias.

Dans le cadre de la commission Culture, Marie-Thérèse Sanchez Schmid a été rapporteur pour deux textes :


- Rapport "Libérer le potentiel des industries culturelles et créatives"

« Dans ce rapport, je rappelle l’importance économique et social des industries culturelles et créatives (ICC); depuis les années 90, leur croissance au sein de l’Union européenne a été exponentielle et termes de création d’emplois et de contributions au PIB. La mondialisation et l’avènement de l’ère du numérique offrent de nouvelles occasions de développement et des investissements stratégiques sont nécessaires pour aider les ICC à se développer et à jouer un rôle important au niveau local, régional et national.»

« Je recommande dans ce rapport la création impératif d’un marché unique des contenus et services en ligne, d’accroître le rôle des ICC en tant que catalyseurs d’innovation, de réunir les acteurs aux niveau régional, national et européen et de créer de nouveaux produits et services générateurs de croissances et d’emplois .»



- Rapport "Promouvoir les secteurs créatifs et culturels européens comme source de croissance économique et d'emplois"

« Les secteurs créatifs et culturelles (SCC) sont constitués d’un ensemble hétérogène d’organismes de tailles très diverses, opérant dans des domaines variés tels que l’architecture, l’artisanat d’art, le design, le cinéma, les festivals,… et ils représentent jusqu’à 4,5% du PIB et 8,5 millions d’emplois dans l’Union européenne. Dans ce rapport, j’explique qu’en temps de crise générale de l’économie  - qui met à mal notre sentiment d’appartenance européenne, il m’a apparaît essentiel de soutenir les SCC qui contribue à la croissance et a l’emploi dans les années présentes et à venir. »

« Je soutiens une approche intégrée des politiques car il ne faut pas voir la culture comme un domaine isolé ; au contraire, la culture est un levier, les capitales européennes de la culture sont des laboratoires de cette intégration. Les SCC doivent, selon moi, être utilisés comme des moteurs du développement économique et social et visent également un développement durable, avec un effet bienfaisant, tant social qu’économique. J’insiste également sur l’importance d’un meilleur accès et d’une meilleure éducation à la culture pour les enfants, et cela dès le plus jeune âge. »

 

Marie-Thérèse Sanchez Schmid a également été rapporteur fictif - ou shadow rapporteur - c'est-à-dire qu'elle a suivi un rapport pour son groupe politique soit les 274 membres que composent le PPE, parti le plus important du Parlement . A ce titre, elle fut chargée de rédiger et défendre les amendements proposés par son groupe, de négocier les compromis et de suivre le travail du rapporteur principal.

 

- Rapport (en tant que rapporteur fictif) sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil établissant une action de l'Union européenne pour le label du patrimoine européen

Lancé en 2007 par différents Etats européens sous la forme d'une initiative intergouvernementale, le Label du patrimoine européen avait pour objectif de «renforcer le sentiment d’adhésion des citoyens de l’Europe à une identité européenne commune et de favoriser leur sentiment d’appartenance à un espace culturel commun». Pour se voir attribuer ce Label, les sites patrimoniaux doivent mettre en valeur leur dimension européenne.

« Le Label du Patrimoine européen témoigne d'une histoire qui dépasse le simple cadre national, et fait des lauréats les symboles d'une culture européenne partagée. Ce Label renforcera le sentiment d’appartenance à l’Union européenne chez nos citoyens, en s’appuyant sur l’histoire et le patrimoine qu’ils partagent de même que sur la valeur de la diversité. Il encouragera également le dialogue interculturel. En effet, j’estime que l'Europe culturelle doit dorénavant prendre le relais de l’Europe économique et contribuer à la formation d’une conscience commune. Le label a un rôle à jouer à cet égard à l'heure où l’adhésion de l’opinion publique à l’idée européenne reste un grand défi auquel doivent faire face les institutions. Dans ce dossier, la dimension locale et régionale est reconnue. Aussi ce label donnera-t-il au lauréat une visibilité et un prestige accrus qui pourront favoriser son attractivité et son activité touristique. Enfin, un rythme trop soutenu d'attribution du Label aurait pu diluer son prestige mais nous avons été en mesure d’obtenir une nomination qui se fasse tous les deux ans plutôt que chaque année .»


La presse en parle :

 

Le Parlement européen adopte un rapport de Sanchez-Schmid sur l'industrie culturelle

12-09-2013

La députée européenne Marie-Thérèse Sanchez-Schmid a présenté un rapport sur la dynamisation du secteur économique de la création culturelle, ce jeudi 12 septembre 2013 au Parlement européen. Ce texte, adopté massivement, défend la production intellectuelle et artistique, en "croissance  exponentielle depuis vingt ans (...) malgré la crise", selon l'élue.

La recherche de solutions économiques dépassant la crise suscite une proposition à succès de la députée européenne Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, conseillère municipale de Perpignan, membre de l'UMP. Ce jeudi 12 septembre, la parlementaire intervenait en séance plénière dans l'hémicycle de Strasbourg, où elle affirmait que "L’avenir de l’économie européenne passera par les secteurs culturels et créatifs". La séance a comporté l’adoption, à une très large majorité de 481 voix pour et 83 contre, d'un rapport de l'élue sur ces domaines d'activité économique. Dans sa présentation, Mme Sanchez-Schmid a précisé que les 800 milliards d'euros générés annuellement par les secteurs culturels et créatifs, soit 4,5% du PIB de l'Union européenne et plus de 8 millions d'emplois, recèlent un "potentiel considérable pour la croissance et l’emploi". Cet atout vient à être renforcé par les "possibilités de diffusion offertes par l’ère numérique", selon la vigoureuse eurodéputée, élue en 2009 pour un mandat courant jusqu'en mai 2014.

Le Roussillon inspire le rayonnement de l'Europe

Une fiscalité adaptée aux secteurs défendus, qui bénéficient d'une "croissance exponentielle depuis vingt ans (..) malgré la crise", a été incluse dans le document, voué à renforcer le "rayonnement de l'Union européenne". Manifestement inspirée par les Pyrénées-Orientales, la parlementaire a formulé le vœu d'une plus grande collaboration entre "la culture, l'éducation, le monde économique, le tourisme et l'aménagement du territoire".


Filières 1,2 million de salariés en France La culture, c’est aussi de l’emploi

08-11-2013

La culture pèse davantage que les secteurs de l’automobile et du luxe : un premier panorama des industries culturelles et créatrices révèle que ce secteur peut à l’avenir booster la croissance de la France.

Les idées reçues ont parfois la vie dure. La création culturelle passe pour un gouffre à subventions qui ne rapporte pas grand-chose, à part de l’image et du lien social, est courante. Et pourtant c’est loin d’être le cas : les industries culturelles et créatrices (ICC) représentent 75 milliards d’euros de chiffres d’affaires. C’est plus que l’industrie automobile (59 milliards d’euros), que l’industrie des télécommunications (67 milliards d’euros) et presque l’équivalent de l’hébergement et la restauration (77 milliards d’euros).

Redressement productif et créatif

Ces chiffres mis en évidence par une étude de la société EY font même dire à la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, qu’il n’y aura pas de redressement productif sans redressement créatif. « Ces industries culturelles perçues ont en réalité un vrai rang mondial ce qui n’est pas le cas de l’industrie automobile. Certes dans les neufs secteurs des industries créatrices et culturelles (1), certains vont moins que d’autres mais collectivement, ils forment une France créative qui est un instrument de développement important », résume Marc Lhermitte de la société EY.

Et pour cause : 1,2 million de personnes travaillent dans ces industries, soit 5 % de l’emploi. Ils sont principalement dans les arts graphiques (environ 300 000), dans le spectacle vivant (250 000) et dans la musique (233 000).

Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, députée européenne, auteur d’un rapport il y a trois ans sur l’importance de la création comme source de croissance, avait déjà mis en avant qu’en Europe, 8 millions d’emplois étaient dus à la culture.

Vecteurs de croissance

La balance commerciale des biens culturels est excédentaire de plus de 300 millions d’euros (chiffres 2011). Les entreprises françaises de ce secteur sont bien placées pour relever les défis de l’international, et celui du numérique, les deux grands vecteurs de croissance pour les années qui viennent.

« Ce panorama nourrit par des chiffres concrets la conviction que nous sommes une partie de l’avenir de la croissance de ce pays. Ce sont des secteurs qui pèsent et dont les emplois ne sont pas délocalisables », assure Jean Noël Tronc, directeur de la Sacem.

Mais pour que cela dure, pour peser face aux géants que sont Amazon, Google, etc., les professionnels des ICC demandent un agenda culturel comme celui concû pour le numérique et ce au niveau européen. La seule échelle pertinente pour ces productions.