<< <  Page  20 sur 42  > >>

Le 18/12/2012 dans Actualités

Les députés européens, membres du nouveau Groupe de Liaison Transfrontalier, s'inquiètent de l'avenir de la coopération territoriale et envoient une lettre ouverte au Président Herman VAN ROMPUY.

17 décembre 2012

Les membres du Groupe de Liaison Transfrontalier (Cross-border Networking Group) ont envoyé une lettre au Président du Conseil européen Herman VAN ROMPUY pour défendre le budget alloué à la Coopération Territoriale Européenne la semaine dernière.

Le Groupe de Liaison Transfrontalier a été créé le 27 novembre 2012 à l'initiative des eurodéputés Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID (FR/PPE) et Gilles PARGNEAUX (FR/SD) afin de mettre en évidence le potentiel et les défis de la coopération transfrontalière. Ce groupe se réunira de manière régulière afin de discuter des impacts des grandes réformes européennes sur les zones frontalières, comme les Réseaux Trans-européens de Transports, les politiques d'innovation ou d'emploi, et d'améliorer le développement de ces régions.

Parmi les membres de ce groupe : François ALFONSI (FR/VERT), Ivo BELET (BE/PPE), Philippe de BACKER (BE/ALDE), Gaston FRANCO (FR/PPE), Jo LEINEN (DE/SD), Riikka MANNRE (FI/ALDE), Vojtech MYNAR (CZ/SD), Olga SEHNALOVA (CZ/SD) et Sabine VERHEYEN (DE/PPE). Tous ont cosigné la lettre au Président VAN ROMPUY.

Environ 196 millions d'Européens, soit 40% de la population de l'UE, vivent dans des zones frontalières. Mais, au regard des stratégies historiques de développement des Etats européens, ces territoires ont longtemps constitué des espaces périphériques. Les frontières sont ainsi des zones de compétition et de fractures mais aussi d'intense coopération et des laboratoires locaux de l'intégration européenne.

Deux semaines après l'échec du sommet européen sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), les eurodéputés, membres du Groupe de Liaison, s'inquiètent : "Financer la coopération territoriale n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Le Parlement européen a indiqué clairement que les propositions sur le CFP du Conseil européen en ce qui concerne la Coopération Territoriale ne sont pas acceptables", ont déclaré Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID et Gilles PARGNEAUX qui ont également écrit au Président de la République Française, François HOLLANDE. Le Parlement européen avait demandé que 7% de la politique de cohésion soient alloués à la coopération territoriale. Cependant, la Commission européenne n'a proposé que 3,5%, soit 11,9 milliards d'euros. La dernière version de la boite de négociation de M. VAN ROMPUY réduit encore de 3,2 milliards cette enveloppe, soit une réduction de près de 30%, à 8,7 milliards d'euros.

"La Coopération Territoriale est une réponse à la crise : mettre en commun ses atouts (en matière d'emploi, de santé, de transport ou d'énergie) par-delà les frontières permet d'importantes économies d'échelle, stimule la compétitivité des territoires européens et renforce l'intégration européenne", ont conclu les eurodéputés dans la lettre.

Pour rappel :

La Coopération Territoriale Européenne est devenue, en 2007, le troisième objectif de la politique de cohésion. Avec un budget de 8,5 milliards d'euros pour 2007-2013, il ne représente que 2,5% du budget de la politique régionale. Divisé en 3 volets, transfrontalier, transnational et interrégional, il aide les territoires et les régions à élaborer des projets de coopération pour réduire l'"effet frontière".

Le Groupe de Liaison sur le Transfrontalier (Cross-Border Networking Group) se réunira à intervalles réguliers pour aborder les grands dossiers européens, comme les réseaux européens de transports, le mécanisme pour l'interconnexion en Europe ou encore la mobilité des travailleurs sous un angle transfrontalier.

Le 17/12/2012 dans Actualités

Introduction :

Le Parlement européen s'est réuni pour sa dernière session plénière de l'année 2012. Cette session a été l'occasion de terminer 2012 sur deux succès majeurs pour l'Union européenne : la récompense du prix Nobel de la Paix remis aux représentants des institutions européennes et l'adoption du brevet unitaire européen, en négociation depuis plus de 30 ans.

Les grands sujets à l'ordre du jour :

A quand une réelle union économique?

La prochaine réunion du Conseil européen aura lieu les 13 et le 14 décembre prochains et aura pour thème le projet d'union économique et monétaire présenté par le président Van Rompuy. Pour préparer cette réunion cruciale, le Parlement a débattu mercredi des priorités qu'il considère comme essentielles pour parvenir à une véritable Union économique, avec notamment la mise en place urgente d'un mécanisme unique à l'échelle européenne de surveillance des banques.

Budget 2012 - 2013 : Le budget d'Erasmus sauvé des égoïsmes nationaux.

Mercredi, a été voté le paquet budgétaire pour les années 2012 et 2013, qui comprenait un budget rectificatif de 6 milliards d'euros pour 2012 et les crédits pour le budget 2013 (150,9 milliards d'euros d'engagements).

Le Parlement européen a dû négocier d'arrache-pied pendant deux mois pour que le Conseil accepte de payer les factures de 2012, qui concernaient notamment les bourses pour les étudiants Erasmus et les crédits de fonds européens pour les pays en difficultés comme la Grèce.

Les ministres sont revenus à la raison et une solution acceptable pour le Parlement a enfin pu être trouvée.

L'Europe et les citoyens européens lauréats du prix Nobel de la Paix

Lundi 10 décembre, le Comité Nobel remettait à Oslo le prix Nobel de la Paix aux présidents du Conseil européen, de la Commission européenne et du Parlement européen, en présence d'une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernements.

Ce prix a été attribué à l'Union européenne pour avoir « contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe ». Mercredi 12 décembre, le Parlement européen a associé les citoyens européens, tous lauréats de ce prix, lors d'une cérémonie en présence du Président Schultz et du Président Barroso.

Ce prix doit nous rappeler l'extraordinaire chemin que nous avons parcouru depuis 1945 et nous encourager à aller de l'avant, en surpassant ce qui nous divise pour protéger ce qui nous rassemble.

Le Prix Sakharov pour la liberté d'expression décerné à des militants Iraniens.

Le Président du Parlement européen, Martin SCHULTZ a remis, mercredi, le prix Sakharov 2012 deux militants iraniens des droits de l'homme, l'avocate Nasrin Sotoudeh et le réalisateur Jafar Panahi.

Ne pouvant malheureusement pas quitter leur pays, en raison, précisément, de leur combat pour la liberté d'expression, ils ont désigné cinq représentants pour recevoir le prix en leur nom.

Feu vert pour la création d'un Brevet Européen, après 30 ans de négociations.

Le Parlement a procédé mardi a un vote historique sur le "projet de Règlement portant création du brevet unitaire".

Derrière ce titre, ce sont 30 années de tentatives infructueuses pour établir un brevet européen qui prennent fin, permettant de protéger l'innovation et la compétitivité des entreprises sur le territoire de l'Union.

Avec le nouveau système, un brevet coûterait seulement 980 euros, comparé aux 1850 euros en moyenne nécessaires pour un brevet américain et surtout, comparé au coût du système actuel (12 500 euros s’il est validé dans 13 États membres seulement et de plus de 32 000 euros s’il est validé dans les 27).

Face à la crise, ce brevet relancera la compétitivité des entreprises européennes dans la concurrence internationale.

Paquet aéroport : le Parlement souhaite allier qualité, compétitivité et respect des riverains.

Le Parlement européen a voté mercredi le paquet aéroport, qui vise à stimuler la concurrence entre fournisseurs de services d'assistance en escale, à assurer une utilisation plus efficace des créneaux de décollage et d'atterrissage des avions et surtout, à protéger les résidents locaux des nuisances sonores. Le texte sur les services d'assistance en escale, censé ouvrir un peu plus ces services à la concurrence, faisait l'objet de désaccords. Il a donc été renvoyé en commission parlementaire pour continuer les discussions afin de trouver un compromis équilibré.

Protéger les animaux pendant leur transport : le Parlement s'engage à améliorer les règles existantes.

Mercredi, les députés se sont prononcé en faveur d'une résolution visant à améliorer les conditions de transport des animaux vers l'abattoir.

Les députés insistent sur un nouvel examen de la question de la limitation à huit heures de la durée de transport pour les animaux destinés à l’abattage, à la suite de la mobilisation intense des citoyens européens sur ce sujet.

Situation des droits fondamentaux dans l'Union européenne : l'Europe peut mieux faire.

Le Parlement a voté mercredi le rapport Flasika-Benova sur les droits fondamentaux dans l'UE. Les députés exhortent les Etats membres et la Commission européenne à multiplier les efforts pour s'assurer que les droits fondamentaux soient pleinement respectés en Europe.

En effet, les violations des droits des migrants, des minorités nationales, des Roms, des femmes, des enfants, des handicapés, des prisonniers ou des religieux restent encore trop souvent sans réparations dans certains Etats membres, certaines régions ou certains établissements.

La croissance et l'emploi en Europe passe par l'essor de l'économie numérique

Nous fêtons actuellement les 20 ans du marché unique européen qui a transformé, en deux décennies, la vie de 500 millions de citoyens.

Cependant, les obstacles restent nombreux l'accomplissement du marché intérieur et la composante numérique du marché unique est encore loin d'avoir atteint son plein potentiel. Les obstacles sont connus : une offre de service en ligne légale et transfrontalière insuffisante, peu d'information et de protection des internautes, des systèmes de paiements et de livraison inadaptés, des abus nombreux et des litiges insolubles, des accès aux technologies de l'information et de la communication défaillant dans certains territoires.

Le Parlement a demandé dans cette résolution des infrastructures numériques appropriées, des lois sur le commerce en ligne claires et uniformisées, une protection accrue des consommateurs et une simplification des règles de TVA et de recours juridiques.

La surconsommation d'antibiotiques

Il a été estimé que les bactéries résistantes aux antimicrobiens provoquent chaque année 400 000 infections et 25 000 décès.

L'OMS a tiré la sonnette d'alarme : si l'utilisation massive d'antibiotiques ne cesse pas, la résistance croissante des bactéries pourraient nous ramener un siècle en arrière, à un temps que l'on croyait révolu, celui où les antibiotiques n'existaient pas, et ou la moindre bactérie pouvait être fatale.

Des solutions existent et elles sont nombreuses : la première est un cadre règlementaire efficace et solide pour conserver l'efficacité des antimicrobiens existants. C'est à dire, les utiliser de façon responsable, prudente, au niveau thérapeutique correct, lorsqu'ils sont absolument nécessaires et sous ordonnance, sur une période spécifique et à un dosage approprié. Ces mesures doivent s'appliquer autant pour la médecine humaine que vétérinaire, insiste la résolution votée mardi.

Florange : symbole d'une sidérurgie européenne en grande difficulté

Jeudi, le Parlement européen a voté une résolution demandant un plan d'action de l'UE pour encourager les investissements et améliorer la compétitivité de l'industrie sidérurgique en Europe.

En effet, les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux sites dans plusieurs Etats membres, dont Florange en France, Liège en Belgique ou Terni en Italie, sont le reflet du déclin de la compétitivité de l'industrie traditionnelle en général, alors qu'une production d'un acier concurrentiel est l'épine dorsale du développement et de la valeur ajoutée pour nombre de secteurs majeurs de l'industrie.

Les députés estiment que les industries de haute technologie, comme la sidérurgie, sont un modèle de savoir-faire technique qu'il faut protéger, en prenant des mesures immédiates pour éviter leur délocalisation hors du territoire européen.

Le Parlement encourage une coopération renforcée pour mettre en place une taxe sur les transactions financières

Le Parlement a autorisé mercredi 12 décembre la mise en place d'une coopération renforcée sur une taxe sur les transactions financières (TTF) entre la Belgique, l’Allemagne, l'Estonie, la Grèce, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie.

Cette taxe aura 4 objectifs :

1) faire supporter au secteur financier une partie des coûts de la crise et veiller à ce qu’il soit équitablement taxé à l’avenir,

2) dissuader les établissements financiers de prendre des risques excessifs,

3) compléter les mesures réglementaires pour empêcher de nouvelles crises,

4) créer des recettes supplémentaires pour financer le budget général de l'UE et ainsi réduire les contributions nationales.

A terme, si d'autres Etats rejoignent l'initiative, cette taxe pourrait rapporter chaque année 57 milliards d'euros par an dans toute l'UE.

Accord commercial avec la Colombie et le Pérou : une opportunité et des garanties

Les députés européens ont voté mardi l'accord commercial entre l'UE d'une part, et la Colombie et le Pérou d'autre part. Celui-ci facilitera l'accès des entreprises européennes au marché de ces deux pays, notamment dans les secteurs-clés tels que l'automobile, le textile, les vins et spiritueux ou les produits laitiers ainsi qu'aux marchés publics. Il permettra de mieux protéger les droits de propriété intellectuelle et particulièrement les indications géographiques protégées pour les produits agricoles.

D'autre part, pour défendre les valeurs de l'UE, l'accord engage les deux parties à faire du commerce un vecteur de promotion des normes environnementales et des droits de l'homme.

Le 14/12/2012 dans Actualités

Les négociations avancent. La dernière réunion du groupe de travail réunissant les professionnels et la Commission européenne a conclu sur une proposition qui se rapproche du maintien des droits de plantation tel que nous le demandons. La bataille sera vraiment gagnée lorsque ce maintien sera inscrit dans la PAC qui sera votée en 2013. Le Parlement continue son travail en Commission Agriculture...

GHN 4 : régulation des plantations, la Commission européenne a entendu

Aujourd’hui se tenait à Bruxelles la dernière réunion du Groupe de réflexion à Haut Niveau sur les droits de plantation mis en place par le Commissaire Ciolos en janvier 2012. Les professionnels de la viticulture sont globalement satisfaits des recommandations issues de ce groupe et du consensus final qui s’est dégagé en faveur de la nécessité de continuer à réguler le potentiel de production viticole. Ils demandent désormais au Commissaire Ciolos, aux ministres de l’agriculture et au Parlement européen d’améliorer le dispositif sur plusieurs points et de l’intégrer dans la réforme de la PAC.

Pour la première fois, la Commission a proposé un système de régulation du potentiel de production viticole qui aurait vocation à s’appliquer dans tous les Etats membres et sur toutes les catégories de vins. Les professionnels se félicitent d’une telle avancée. Ils approuvent les pistes d’amélioration et de modernisation du système actuel et la mise en place au niveau communautaire d’un contingent plafonné de plantations nouvelles. Ce dispositif doit permettre de combiner à la fois la poursuite du développement équilibré du secteur et le maintien de conditions de concurrence loyale entre les Etats membres producteurs.

Cependant les vignerons considèrent que le système proposé doit encore être amélioré sur plusieurs points essentiels et notamment la question de sa date d’entrée en application et de sa durée. Ils plaident comme cela est prévu par la réglementation pour une prolongation du système actuel jusqu’au 31 décembre 2018. Ils appellent désormais les ministres de l’agriculture et le Parlement européen à poursuivre le travail, à améliorer la proposition et à légiférer dans le cadre de la réforme de la PAC. Les professionnels annoncent qu’ils resteront vigilants et mobilisés jusqu’à l’adoption finale du dispositif dans le cadre de la réforme de la PAC.

Pour rappel : la libéralisation des droits de plantation décidée en 2008 et qui doit être effective le 1er janvier 2016 mobilise la viticulture française et européenne depuis plus de 3 ans. 15 Etats membres qui représentent 98 % de la production viticole européenne, ainsi que le Parlement européen y sont opposés. Face à cette forte mobilisation, le Commissaire Ciolos avait mis en place un Groupe de réflexion à Haut Niveau en janvier 2012. Le groupe s’est réuni pour la 4ème et dernière fois ce 14 décembre et a rendu ses conclusions.

Le 10/12/2012 dans Actualités

Intervention sur le rapport Anna ROSBACH : Défi microbien - menaces croissantes de la résistance aux antimicrobiens

Madame la Présidente,

Monsieur le Commissaire,

Chers collègues,

En France, une campagne de publicité restée célèbre rappelait en 2002 que "les antibiotiques, c'est pas automatique". Derrière la simplicité du message se cache un enjeu essentiel : la réduction de la consommation d'antimicrobiens dont l'utilisation abusive, depuis des années, entraine une résistance microbienne extrêmement inquiétante.

L'OMS a tiré la sonnette d'alarme : si l'utilisation massive d'antimicrobiens ne cesse pas, la résistance croissante des bactéries pourrait nous ramener un siècle en arrière, ou la moindre bactérie pouvait être fatale.

Des solutions existent et elles sont nombreuses : la première est un cadre règlementaire efficace et solide pour conserver l'efficacité des antimicrobiens existants en les utilisant de façon responsable, prudente, au niveau thérapeutique correct, lorsqu'ils sont absolument nécessaires sur une période spécifique et à un dosage approprié.

Je souhaite néanmoins attirer l'attention des mes collègues sur un point : montrer du doigt une profession, les vétérinaires, en forçant un découplage prescription - délivrance du médicament, risque d'être contreproductif. Cette mesure pourrait tuer le maillage territorial des soins en zone rurale, discréditer des praticiens qui participent activement au contrôle et la prévention des risques, accroitre le trafic de médicaments alors que ce découplage n'a fait que très partiellement ses preuves.

Intervention sur le rapport Pablo ARIAS ECHEVERRIA, Achèvement du marché unique numérique.

Madame la Présidente,

Monsieur le Commissaire,

Chers Collègues,

Nous fêtons actuellement les 20 ans du marché unique européen qui a transformé, en deux décennies, la vie de 500 millions de citoyens.

En atténuant l'effet des frontières, en réduisant les barrières commerciales, en facilitant le commerce transfrontalier, en encourageant la mobilité et la liberté de circuler, le marché intérieur a permis d'intégrer les Etats et de rapprocher les peuples de l'Union européenne.

Les obstacles restent nombreux et, la composante numérique du marché unique est encore loin d'avoir atteint son plein potentiel. La crise ne nous permet pas de prendre du retard, là ou nos concurrents ont largement développé leur commerce en ligne.

Les obstacles sont connus : offre en ligne légale et transfrontalière insuffisante, manque information et protection des internautes, systèmes de paiements et de livraison inadaptés, abus nombreux, litiges insolubles, accès défaillants dans certains territoires.

Les mesures proposées par la Commission sont ambitieuses et je souhaite que nous puissions avancer ensemble sur leur déclinaison concrète. Je pense notamment au désert numérique, en particulier des zones transfrontalières, de montagnes et rurales. Le commerce numérique ne se développera que quand internet sera accessible, rapide et sûr.

Le 07/12/2012 dans Actualités

Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID, Députée européenne Région « Languedoc-Roussillon – Midi Pyrénées – Aquitaine » a organisé Jeudi 6 décembre 2012 à l’Espace Panoramique du Palais des Congrès de Perpignan une conférence-débat sur « L’Europe & les femmes », en présence de trois intervenantes de qualité et de choix, devant un parterre de 250 participants :

. Constance LE GRIP, Députée européenne Région Ile-de-France,

. Monique BARBUT, Conseillère spéciale auprès du Directeur général de l’Agence Française de Développement,

. Marie-Françoise FONDEVILLE, Directrice générale du Groupe Fondeville SAS.

Une manifestation organisée autour de 3 thématiques : Premièrement, une photographie-constat des femmes en Europe et en France. Deuxièmement, l’avancée des femmes dans le monde professionnel autour de différents parcours de vie. Troisièmement, les perspectives d’avenir qui s’offrent aux femmes en Europe.

Cette conférence a tout d’abord permis de donner un coup de projecteur sur les parcours professionnels brillants des trois invitées de notre Députée européenne :

. Constance LE GRIP (maman de trois enfants) est députée au Parlement européen pour l’Ile-de-France (Groupe PPE) depuis février 2010 où elle a pris la succession de Michel BARNIER, nommé Commissaire européen. Diplômée de Sciences Politiques, elle a démarré votre parcours professionnel comme attachée parlementaire d’Alain LAMASSOURE, député puis député européen, puis intègre son cabinet au Quai d’Orsay puis à Bercy quand il devient ministre. Conseillère municipale à Neuilly sur Seine de 2001 à 2008, elle intègre le cabinet de Nicolas SARKOZY en 2002comme attachée parlementaire au Ministère de l’intérieur puis à l’Economie et aux Finances, puis au Conseil Général des Hauts de Seine, avant de devenir sa conseillère technique à l’Elysée chargée des relations avec les élus à l’Assemblée Nationale et au Parlement européen.

. Monique BARBUT (maman de 3 enfants) est aujourd’hui Conseillère spéciale auprès du Directeur Général de l’Agence Française de Développement, après avoir été la Présidente de 2006 à 2012 à Washington du Fonds pour l’Environnement mondial, où elle a géré un Fonds de 5 milliards de dollars (poste qui a fait d’elle une experte avisée des négociations sur le climat dans le monde), et a travaillé avec l’ensemble des chefs d’Etats des Nations Unies et des pays en voie de développement.

. Marie-Françoise FONDEVILLE est l’une des très rares femmes managers dans l’univers du BTP, puisqu’elle est Directrice Générale de l’entreprise familiale FONDEVILLE fondée par son père François en 1910, qu’elle dirige depuis 1986 avec son frère Raymond, PDG et sa soeur Hélène, Directrice financière (Fondeville SAS : 430 emplois pour 110 millions d’€ de CA).

Cette conférence a également permis de dresser quelques constats majeurs :

. Les femmes dans la vie politique : En rendant obligatoire la parité pour les scrutins de liste, la loi de 2000 a permis aux femmes de devenir presque aussi nombreuses que les hommes au Parlement européen, dans les conseils régionaux et dans les conseils municipaux de communes de plus de 3 500 habitants. Dix ans après le vote de la loi sur la parité, en juin 2000, l’Assemblée et le Sénat restent cependant des lieux essentiellement masculins. Seul un parlementaire sur cinq est une parlementaire. Les faibles avancées de la France en matière de parité au sein des assemblées parlementaires la placent désormais en 18e position dans l’Union européenne pour ce qui concerne la part des femmes élues aux assemblées nationales et en 5e position parmi les 13 États ayant un sénat ou une deuxième chambre. C’est au Parlement européen que les élues sont les plus nombreuses. Avec 44,4 % de femmes élues, la France se place au 6e rang des pays européens.

. Les femmes dans la vie économique : La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a modifié l’article 1er de la Constitution en énonçant que la loi favorise « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». En 2008, les femmes occupent un peu moins d’un tiers des postes d’encadrement dans les entreprises du secteur privé et semi-public alors qu’elles sont majoritaires au sein de l’Université. La féminisation des postes de cadres est en augmentation dans tous les secteurs. Celui de la construction enregistre la plus faible proportion de femmes cadres (13,5 %), tandis qu’elle est la plus élevée dans le secteur des services (34,2 %). Sous-représentées chez les cadres, les femmes le sont encore davantage parmi les dirigeants salariés d’entreprise (17,1 %). Cette proportion stagne et varie selon le secteur d’activité, de 7,2 % dans la construction à 21,3 % dans le commerce. Elle diminue avec l’augmentation de la taille ou du chiffre d’affaires des entreprises. En moyenne dans l’Union européenne en 2007, seul un tiers des cadres de directions et dirigeants d’entreprises privées sont des femmes (32,3 %). C’est à Chypre et à Malte qu’il y a le moins de femmes cadres et dirigeantes (respectivement 9,7 % et 12,3 %). Cinq États membres, dont la France, sont au-dessus de la moyenne européenne. En France cependant, les femmes restent avant tout des dirigeantes de TPE dans l’univers des services.

Parmi les pistes de progrès et d’avenir qui mobilisent Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID et ses invitées pour l’avenir, notons prioritairement la voix des quotas à imposer dans les conseils d’administrations des grandes entreprises pour une plus grande féminisation, une meilleure information et formation des jeunes femmes et des étudiantes du collège à l’université et un travail paritaire de fond par secteur.

Le 27/11/2012 Développement régional

Parlement européen, le 27 novembre 2012, salle ASP 3H1

Environ 196 millions d'Européens, soit 40% de la population de l'UE, vivent dans des zones frontalières. Les frontières sont des zones de compétition et de fractures mais aussi d'intenses coopérations et des laboratoires locaux de l'intégration européenne.

Elles exigent des politiques spécifiques dans le cadre d'un marché unique qui a aboli les frontières. C'est la raison pour laquelle Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID a décidé de créer, avec l'eurodéputé Gilles PARGNEAUX, un groupe de liaison dédié aux problématiques de ces espaces transfrontaliers, dont la réunion inaugurale a eu lieu aujourd'hui.

Il se réunira à intervalles réguliers pour aborder les grands dossiers européens, comme les réseaux européens de transports, le mécanisme pour l'interconnexion en Europe ou encore la mobilité des travailleurs sous un angle transfrontalier.

"Les régions frontalières nécessitent donc une attention toute particulière. Elles doivent nous servir de loupe pour analyser les avancées du marché intérieur et les progrès de l'intégration européenne," a indiqué Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID.

"Cependant, les Etats membres menacent de réduire de 20% les crédits alloués à la coopération transfrontalière européenne. C'est un très mauvais signal! L'une des politiques les plus européennes serait la variable d'ajustement des égoïsmes nationaux. Nous nous mobiliserons pour garder un budget ambitieux," a conclu l'eurodéputée.

<< <  Page  20 sur 42  > >>